Il existe des insulines dites humaines, comparables à l'hormone sécrétée naturellement. Elles sont de moins en moins utilisées. Les analogues de l'insuline sont aujourd'hui plus couramment prescrits. Ils ont une structure très proche, mais différente de celle de l'insuline humaine. En modifiant cette structure, on peut maîtriser leur début d'action et leur durée d'action.
1. Les grands types d'insuline
Voici les grands types d'insuline :
- Les insulines à action rapide : elles agissent dans un délai de 30 minutes et ont une durée d'action d'environ 6 heures. Elles doivent être injectées 30 minutes avant les repas.
- Les analogues rapides de l'insuline ou insulines ultra-rapides : ils sont actifs 15 minutes après l'injection et ont une durée d'action de 3 heures environ. Ils sont injectés juste avant le repas. On essaye de mettre au point des insulines à action quasi instantanée.
- Les insulines semi-lentes ou intermédiaires : elles ont un début d'action dans les 60 minutes et une durée d'action de 12 heures environ.
- Les insulines retard ou prolongées : elles ont un début d'action dans l’heure ou dans les 2 heures et une durée d'action de 24 heures.
- Les mélanges d'insulines : ils associent dans des proportions variées des insulines rapides ou ultra-rapides à des insulines semi-lentes.
Ces différents types d'insuline peuvent être combinés pour apporter à l'organisme de l'insuline de façon à se rapprocher autant que possible du fonctionnement normal du pancréas. Il existe de nombreux schémas insuliniques, qui désignent la manière de combiner les différentes formes d'insuline pendant une journée.
2. Quelle insuline pour qui ?
Le choix d'un type d'insuline et d'un schéma d'injections dépend de plusieurs critères :
- le profil glycémique du patient : y a-t-il une hyperglycémie à jeun isolée ou associée à une ou plusieurs hyperglycémies postprandiales ?
- son âge : plus la personne diabétique est jeune, plus le contrôle doit être précis.
- le choix du patient : quel nombre d'injections est-il prêt à faire ?
- l'autonomie du patient : jusqu’à quel point est-il capable de gérer son traitement ?
- son mode de vie : horaire des repas, teneur glucidique des repas, activité physique régulière ou pas...
Le choix du type d'insuline et de son mode d'administration (injections ou pompe à insuline) est effectué par le médecin, en collaboration avec le patient.
A l’avenir, des progrès sont attendus dans la cinétique, la stabilité et la durée d'action des insulines pour améliorer encore l'insulinothérapie.
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Sources :Consultant expert : Pr Jean-Pierre Riveline, diabétologue à l'hôpital Lariboisière, ParisAFF- Le traitement du diabète par l'insulinothérapieLaurence Levy-Dutel, ?Jean-Jacques Altman, ?Roxane Ducloux, Le grand livre du diabète: vivre avec le diabète à tout âge, Editions Eyrolles, 2012